Un sac trop lourd, c’est l’assurance de rebrousser chemin plus tôt que prévu. À l’inverse, partir les poches vides sur un sentier isolé peut transformer une balade en galère. Préparer son équipement de randonnée, ce n’est pas jouer à Tetris : c’est miser sur l’essentiel, bien pensé, pour marcher l’esprit tranquille. Voici les incontournables à glisser dans son sac pour une journée dehors, que vous exploriez un sentier balisé ou que vous alliez tester vos limites en pleine nature.
Sac à dos
Impossible d’imaginer avancer sans un bon sac pour transporter le nécessaire. Optez pour un volume modéré : assez grand pour accueillir un encas, de l’eau, une couche supplémentaire, la trousse de premiers soins, une lampe frontale et, selon les besoins, quelques accessoires. En général, 20 litres suffisent. Ce qui compte, c’est de n’emporter que le vrai indispensable pour garder la marche légère.
Bouteille d’eau ou réservoir d’hydratation
L’eau doit toujours figurer tout en haut de la liste. Prévoyez deux litres, ou plus si la météo est chaude, et variez les solutions selon vos habitudes. Les adeptes de la simplicité s’orientent facilement vers Des gourdes de randonnées pratiques : abordables, robustes, elles se glissent dans la poche latérale du sac et se remplissent partout. Les amateurs d’efficacité préfèrent parfois le réservoir souple avec tube intégré, pour boire facilement sans enlever le sac. Peu importe la méthode, seule la régularité de l’hydratation compte pour éviter la défaillance.
Lampe frontale
Une frontale légère change tout si un détour inattendu ou un imprévu vous retarde. Elle se fait vite oublier dans le sac, mais devient précieuse au fil des heures ou si l’ombre tombe plus vite que prévu. Pour voir clairement dans la forêt, le sous-bois ou sur un sentier qui tarde à se révéler, cet accessoire joue le rôle d’assurance tranquille.
Trousse de premiers secours
Préparez une petite pochette, étanche de préférence. Elle doit contenir de quoi gérer les petits bobos : un peu de sparadrap, de la gaze, une pommade pour soigner les écorchures, deux ou trois comprimés contre les douleurs, un morceau de moleskine contre les ampoules. Ajoutez-y une pince à épiler, une épingle de sûreté. Les kits du commerce peuvent dépanner, mais constituer le vôtre permet d’adapter le contenu à votre terrain.
Outils pour s’orienter
Partir sans appareil pour s’orienter revient à s’en remettre à la chance. Applications GPS pour smartphone, carte classique étanche, voire boussole pour les puristes : multipliez les options. Si la batterie du téléphone vous lâche ou que l’application bug, la carte résistante prend le relais sans faillir. Pour la randonnée à la journée, ce combo suffit amplement. L’important, c’est d’avoir au moins une solution toujours opérationnelle au fond du sac.
De quoi manger
Ne partez pas avec juste de quoi grignoter. Même pour une sortie courte, prévoyez une marge. Sur une randonnée, il faut entre 300 et 400 calories par heure, selon votre rythme. Privilégiez ce qui ne prend ni place ni poids et qui tient longtemps : fruits secs, oléagineux, fromage à pâte dure, barres céréalières. Ainsi, pas de baisse de régime qui gâche la sortie.
Objets additionnels selon l’environnement
Il existe plusieurs accessoires à envisager, selon la météo, les habitudes ou la destination. Voici ce qui s’ajoute facilement à la check-list :
- Lunettes de soleil pour préserver la vue
- Chapeau pour se couvrir
- Crème solaire anti-UV
- Répulsif contre les insectes
- Baume à lèvres
- Papier hygiénique et une petite pelle discrète pour s’isoler proprement
- Spray anti-ours dans les régions concernées
- Kit de réparation compact (scotch costaud, cordelette)
- Petit outil multifonction ou couteau suisse
- Appareil photo pour immortaliser la sortie
- Couverture de survie ou mini-sac de bivouac
- De quoi allumer rapidement un feu (briquet, allumettes étanches)
- Sifflet pour signaler sa présence si besoin
- Guêtres et systèmes de traction si le terrain s’annonce boueux ou enneigé
Au final, préparer son sac, c’est prendre de l’avance sur les imprévus et s’offrir la liberté de profiter, l’esprit tranquille. Une fois sur le sentier, chaque détail compte et la nature rend toujours la confiance investie. Parfois, derrière le prochain virage, c’est non seulement le paysage mais aussi une nouvelle part de soi qu’on découvre.


