Environ un million de retraités français vivent déjà à l’étranger et une personne âgée sur trois veut prendre sa retraite hors de France. Bien que la plupart d’entre eux soient guidés par des aventures, beaucoup le font pour des problèmes de pouvoir d’achat et bien d’autres raisons. Bientôt à la retraite et vous envisagez de vous installer dans un pays étranger ? Si vos critères sont basés sur le climat, la mer ou le paysage, vous devez également prendre en compte le coût de la vie, les activités amusantes, la sécurité, les réformes de la santé, et parfois la proximité avec des parents. De nombreux pays à travers le monde sont pleins d’opportunités pour garantir une retraite pacifique, nous avons fait le top 5. Découvrez les destinations où vous pourrez vous retirer en toute tranquillité.
Portugal, Espagne, Maroc, Bali, Maurice : ces destinations prisées ont chacune un atout particulier, qu’il soit fiscal, lié à la santé, à la sécurité ou à la situation géographique.
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Portugal

La proximité avec la France, moins de trois heures d’avion, fait du Portugal un choix de cœur pour de nombreux seniors français. Cette facilité d’accès permet de maintenir un lien fort avec ses proches lors des moments clés comme les anniversaires, fêtes ou évènements familiaux. Mais si le Portugal séduit, ce n’est pas seulement pour sa position sur la carte. Le pays offre de multiples avantages aux retraités. Son régime fiscal a longtemps été l’un de ses atouts majeurs : une exonération d’impôts sur la retraite pendant dix ans pour les nouveaux arrivants, à condition de :
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Voici les principales conditions à remplir pour bénéficier de ce statut :
- Habiter au Portugal au moins six mois par an
- Ne pas avoir résidé dans le pays au cours des cinq dernières années
- Percevoir une pension privée
Après dix ans, l’imposition devient progressive. Depuis 2021, la fiscalité étrangère est soumise à un taux unique de 10%. Le coût de la vie, environ 30 à 35% inférieur à celui de la France, pèse aussi dans la balance. L’alimentation séduit par sa fraîcheur et sa variété, avec poisson, légumes et fruits qui composent l’essentiel des repas. À budget égal, la qualité de vie grimpe nettement. L’immobilier, quant à lui, reste abordable et les perspectives d’investissement sont réelles. Le Portugal, ce sont aussi ses monuments, ses musées, ses golfs, ses sentiers de randonnée, et même une station de ski à 300 kilomètres de Lisbonne. Le climat méditerranéen et ses 300 jours de soleil par an finissent de convaincre. Porto et l’Algarve figurent parmi les régions favorites des Français. Certains points méritent néanmoins vigilance : le système de santé ne rivalise pas avec celui de la France et la langue portugaise, si elle n’est pas insurmontable, demande un effort d’adaptation pour s’intégrer pleinement au quotidien.
Étapes administratives pour passer votre retraite au Portugal
S’installer au Portugal ne s’accompagne pas de démarches insurmontables. Pas besoin de visa de résidence pour les citoyens européens : un simple permis de séjour de 90 jours est suffisant au départ. À l’issue des six premiers mois, il faudra demander un certificat d’enregistrement valable cinq ans, ce qui vous permettra de régulariser votre présence et d’accéder aux droits locaux.
Espagne
L’Espagne n’attire pas seulement les vacanciers français. C’est aussi une destination qui a su convaincre de nombreux retraités. Le climat doux en hiver, chaud et ensoleillé l’été, fait partie des arguments phares. Sa frontière commune avec la France simplifie les allers-retours familiaux. Le coût de la vie, lui aussi plus bas (environ 26% de moins qu’en France), incite à franchir le pas. Côté logement, les prix restent accessibles : une maison de 60 m² dans une zone touristique coûte autour de 150 000€. Plages, musées, patrimoine culturel, l’offre ne manque pas. La santé, elle, ne déçoit pas : le système espagnol est performant, proche de celui de la France. Vous pouvez transférer vos droits à l’assurance maladie française grâce au formulaire S1 ; à défaut, la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) prend le relais. Avec la carte européenne d’assurance maladie, les soins sont ouverts à tous les résidents européens.
La question fiscale est cadrée par un accord entre la France et l’Espagne : la résidence est établie pour qui passe plus de 183 jours sur place. Les pensions publiques françaises restent imposées en France, alors que les revenus de source privée sont soumis à l’impôt espagnol.
Étapes administratives pour passer votre retraite en Espagne
Les démarches sont limitées pour les Européens. Pour un séjour de moins de trois mois, aucune formalité à prévoir. Au-delà, il faut demander la résidence permanente auprès des services de l’immigration, ce qui vous attribuera un numéro d’identification d’étranger (NIE) indispensable pour toutes les démarches administratives. Le permis de séjour de cinq ans s’applique aussi bien en Catalogne, qu’en Andalousie ou en Galice, et il couvre la famille entière. S’inscrire au Consulat de France sur place permet d’assurer le suivi administratif à distance.
Maroc

Premier pays africain à figurer dans le palmarès des destinations de retraite, le Maroc attire par sa situation géographique : moins de trois heures de vol depuis Paris, voyager devient simple et rapide. Le climat chaud, la vie quotidienne agréable et des coûts nettement plus bas qu’en France jouent aussi leur rôle. Marrakech, Fès, Casablanca et Rabat regorgent de sites et d’activités. Les plages invitent à la détente et les sports nautiques sont accessibles tout au long de l’année.
Sur le plan fiscal, un retraité français peut transférer sa pension en dirhams marocains. S’il préfère la conserver en euros, il profite d’un abattement de 55% sur le montant brut annuel, jusqu’à 168 000 dirhams. Une réduction supplémentaire de 40% s’applique. Les pensions logées sur un compte dédié bénéficient d’une remise fiscale de 80%. Pour profiter du régime marocain, il faut résider plus de six mois par an sur place. Une exonération de taxe d’habitation est aussi prévue pour les seniors qui louent une maison pendant trois ans. Côté santé, les membres de la CFE peuvent voir leurs frais remboursés. La maîtrise du français, très répandue, facilite grandement l’intégration et la vie au quotidien.
Démarches administratives pour passer votre retraite au Maroc
Pour un séjour de moins de trois mois, aucun visa n’est exigé. Un passeport en cours de validité suffit. Pour s’installer plus longtemps, il faut demander une carte d’enregistrement auprès de la police ou de la gendarmerie locale. Les documents à fournir sont les suivants :
- Un passeport en cours de validité
- Deux formulaires d’inscription
- Un justificatif de domicile
- Des photos d’identité
- Un extrait de casier judiciaire
- La photocopie du carnet de vaccination
- Un timbre fiscal de 100 dirhams (environ 10€)
La carte d’enregistrement est valable un an et renouvelable. Après trois ans de vie sur place, il est possible d’obtenir un titre de séjour de dix ans. À noter : les meubles importés sont soumis à des droits de douane, mieux vaut voyager léger.
Bali
Bali a des allures de carte postale : plages idylliques, climat tropical, volcans majestueux, couchers de soleil spectaculaires et coût de la vie 60% plus bas qu’en France. Tout ici invite à la détente et à la découverte. Les retraités peuvent s’adonner à la plongée, à la randonnée et profiter d’une vie quotidienne sans pression financière : une villa avec piscine se négocie entre 180 000 et 300 000€. En Indonésie, il n’est pas possible pour un étranger de posséder un terrain, mais des formules de location longue durée existent, jusqu’à 25 ans renouvelables.
La fiscalité balinaise est plutôt accueillante. Avec un visa de retraité, vous devenez résident permanent et obtenez un numéro fiscal local. L’impôt sur le revenu est progressif, plafonné à 30% au-delà de 30 000 euros. L’anglais circule dans certains milieux (environ 6% de la population), mais la communauté française sur place est bien implantée, ce qui aide à s’intégrer. Un point à prendre en compte : la distance, 20 à 25 heures d’avion depuis la France, et le système de santé public, jugé insuffisant. Les cliniques privées sont efficaces mais chères ; il est donc conseillé de souscrire une assurance santé internationale pour accéder à des soins de qualité.
Étapes administratives pour passer votre retraite à Bali
Pour profiter de Bali en tant que retraité, il faut demander un visa spécifique auprès du consulat indonésien (à Paris ou Marseille selon votre lieu de résidence). Ce visa, valable un an et renouvelable cinq fois, coûte environ 430€. Après cette période, il est possible de solliciter la résidence permanente. Pour être éligible, il faut :
- Avoir plus de 55 ans
- S’engager à ne pas travailler sur place
- Justifier de pensions ou d’une retraite minimale, d’une assurance maladie et d’une assurance décès
- Employer au moins une personne indonésienne à domicile
- Disposer d’un logement décent
Maurice
L’île Maurice, située à la croisée de l’Afrique et de l’océan Indien, combine climat tropical, températures stables autour de 25 degrés toute l’année et plages qui font rêver. Le coût de la vie y est environ 15% inférieur à celui de la France, ce qui attire de plus en plus de retraités hexagonaux, malgré la distance qui les sépare de leur pays d’origine. La fiscalité y est attractive : pas d’impôt sur la fortune, ni sur les plus-values immobilières ou les dividendes, et pas de droits de succession. Seule la pension de retraite est soumise à un taux unique de 15%. Côté santé, il n’existe pas d’accord avec la France pour la prise en charge, il est donc indispensable de souscrire une assurance sur place pour couvrir les frais médicaux. La communauté de retraités français, belges, anglais et suisses est bien installée et l’intégration se fait naturellement. L’île regorge d’activités, entre plongée et farniente sur le sable blanc.
Étapes administratives pour passer votre retraite à l’île Maurice
Pour s’installer à Maurice, il est nécessaire d’obtenir un permis de séjour valable trois ans. Les conditions à remplir sont les suivantes :
- Avoir plus de 50 ans
- Justifier d’un revenu annuel d’au moins 30 000 dollars
- Présenter un bilan de santé
Après trois ans, il est possible de demander un titre de séjour de dix ans pour prolonger son installation sur l’île.

