Traverser Flores, Indonésie, est une aventure passionnante à vivre qui se souviendra pendant longtemps, comme le changement de paysage est total. Dans ce guide pratique, nous vous donnerons des conseils sur la façon de vous déplacer et d’accéder à Flores. Dans notre blog de voyage, vous pouvez revivre notre itinéraire de voyage sur l’île de Flores avec des histoires et des vidéos. Déçus ou amoureux du tourisme de masse de Bali, nous avons trouvé un autre paradis, la véritable île de Flores, qui est à seulement 1h30 de Bali et a tout pour attirer de plus en plus de voyageurs. Une visite à Flores signifie tout d’abord communiquer avec la population, mais aussi avec la nature.
Prendre la route à Flores, c’est embrasser l’imprévu et découvrir une terre indomptée, loin des circuits balisés. Encore faut-il savoir comment gagner cet archipel sauvage, et surtout, comment apprivoiser ses mille virages une fois sur place. Réponses puisées sur le terrain, pour voyageurs prêts à goûter sans filtre la vraie saveur indonésienne.
Au fait, nous sommes Franck et Richard. Blogueurs voyageurs, nous arpentons la planète pour partager récits, itinéraires, astuces concrètes et alternatives sur OneDayoneTravel. En savoir plus
Depuis et vers l’île de Flores
Pour rejoindre Flores, il existe deux options : prendre l’avion ou sillonner la mer. En date du 07/04/2019, le taux de change annonçait 1 € = 15 857 IDR.
En avion
Deux portes d’entrée aériennes mènent à Flores : Labuan Bajo à l’ouest, Maumere à l’est. Les vols partent principalement de Denpasar (Bali), Bandung (Java) ou Kupang (Timor), avec des compagnies comme Merpati, Trans Nusa, Aviastar, Wings Air ou Lion Air. D’autres bourgades (Ruteng, Bajawa, Ende) disposent d’aéroports secondaires où le trafic reste incertain, soumis à la météo et aux annulations de dernière minute.
Un billet pour l’Indonésie peut être déniché à bon prix en jouant sur la flexibilité et les astucieux comparateurs. Réserver à l’avance permet d’économiser, mais la spontanéité réserve parfois de bonnes surprises ou des discussions inattendues pour négocier un dernier siège à bord.
De notre côté, nous avons opté pour Lion Air au départ de Bali. Décollage dans un appareil à hélices de 80 places, Franck n’était pas franchement confiant, le genre de coucou qui vibre, mais le trajet s’est avéré paisible. Survoler Bali, Lombok, Sumbawa, Komodo et finalement l’arrivée sur Flores donne déjà le ton avant même d’atterrir. Nous avons terminé notre séjour en refaisant ce chemin… mais cette fois par la route et la mer.
Par bateau
Flores est accessible par plusieurs ferries réguliers, mais la ponctualité est incertaine : retards et annulations font partie du décor. Pour allier fiabilité et grand spectacle, organiser une traversée entre Flores et Lombok (ou Bali) via une agence offre une expérience plus sûre et souvent plus forte émotionnellement. Les options varient, du simple ferry aux croisières avec escales, snorkeling et observation des varans dans les îles voisines. Le littoral se dévoile alors dans toute sa sauvagerie, prêt à surprendre à chaque détour.
Notre parcours entre Labuan Bajo et Lombok a été ponctué de paysages à couper le souffle, de pauses baignade sur des îlots quasi déserts, et de rencontres locales sur les marchés ou au détour d’un sentier côtier. Naviguer entre Komodo et Rinca, mouiller l’ancre pour explorer à pied, puis dormir sur le pont, bercés par le clapotis : bien plus qu’une série de transferts, c’est une immersion à part entière.
Se déplacer sur l’île de Flores
L’île se traverse d’ouest en est via la TransFlores, unique colonne routière qui coupe forêts, volcans et rizières. Avancer sur cet axe, c’est plonger au cœur de villages animés, dominer des vallées vertigineuses et s’offrir des panoramas où la nature semble régner encore sans partage. Sur Flores, chaque déplacement devient une aventure à part entière.
Chaque mode de déplacement dessine une expérience à part. En voiture avec chauffeur pour le confort, en minivan local pour le brassage et la spontanéité, ou dans l’un des vieux bus qui zigzaguent à travers l’île : aucun trajet n’est anodin, chaque col ou village réserve son lot de surprises. La TransFlores serpente dans une géographie accidentée, souvent en travaux, ce qui rend les temps de route largement indicatifs. Anticiper, c’est le nerf de l’exploration.
Pour vous aider à vous y retrouver, tour d’horizon concret des moyens de transport sur place :
Bus public
Le bus reste le choix majoritaire des locaux, autant dire qu’il affiche souvent complet. Les trajets sont peu coûteux mais parfois sportifs : compartiments bondés, marchandises jusqu’au plafond et parfois une chèvre sur la banquette. Les horaires sont aléatoires, le bus ne part que rempli. Cela peut signifier de longues attentes et une organisation très souple. Il faut souvent apprendre quelques mots en indonésien pour négocier.
Quelques repères concrets :
- Prévoir environ 15 000 IDR de l’heure par personne pour les tronçons interurbains.
- La moyenne ne dépasse pas 20 à 30 km/h à cause des virages serrés et du relief.
- L’attente au départ peut s’étirer ; personne ne quitte le parking tant que le bus n’est pas plein.
- Bagages sur le toit ou à vos pieds, dans tous les cas, pensez à protéger vos affaires.
Taxi partagé, minivan et compagnies
Pour ceux qui fuient la promiscuité et la lenteur, la formule du taxi partagé ou de la voiture collective s’impose. Pas de panneaux visibles : souvent, un chauffeur vous accoste directement près des hébergements ou sur la place de village. Ce mode séduit aussi bien les familles aisées locales que les visiteurs de passage. Voyager avec de jeunes enfants sous-entend housses plastiques pour les estomacs sensibles ; la réputation de la TransFlores n’est plus à faire.
- Plus confortable et rapide que le bus, mais le prix grimpe, les tarifs détaillés plus bas permettent d’anticiper.
- Négocier en amont, ou demander conseil à son hébergement.
Voiture privée avec chauffeur
Pour un voyage à plusieurs, ou ceux qui préfèrent l’assurance d’un véhicule réservé, embaucher un chauffeur avec sa propre voiture est courant à Flores. La flexibilité augmente, tout comme la tranquillité sur les longues routes. Les prix se discutent de vive voix, et il n’est pas rare de croiser d’autres voyageurs prêts à fractionner la facture. Les hébergements facilitent ces contacts, bouche-à-oreille de rigueur.
Si jamais vous connaissez un chauffeur fiable, partagez l’information : ce genre d’adresse vaut de l’or pour ceux qui suivent.
Location de scooter à Flores
À Maumere, l’idée de louer un scooter pour traverser l’île d’est en ouest a vite rencontré sa limite : ni anglais dans les garages, ni location en one-way envisageable sans acheter le deux-roues pour le revendre ensuite. Pour un long séjour, pourquoi pas ; dans le cadre d’une découverte accélérée, oubliez. Toutefois, demander directement à l’hôtel ou à une guesthouse permet parfois d’obtenir un scooter de particulier. Législation souple, mais port du casque chaudement recommandé.
Utiliser un scooter devient un vrai bonheur autour de votre logement. Les enfants lancent des « Hello Mister ! » sur la route, les villageois se prennent au jeu, prêts à esquisser un itinéraire ou à proposer l’hospitalité pour la nuit. Ces gestes concrets marquent tout autant que les paysages traversés.
Petit détail qui compte : un service de location de motos entre Labuan Bajo et Maumere pourrait bientôt voir le jour, d’après des discussions avec les hébergeurs de Maumere. À surveiller pour ceux qui aiment tracer leur propre route.
- Location à Maumere (Lena House) : 60 000 IDR/jour.
- À Labuan Bajo, location possible à la demi-journée chez Eriksa Antariksawan pour 30 000 IDR/4 heures.
Notre expérience : trajets et tarifs sur Flores
- 01 : vol entre Bali et Flores (Lion Air, appareil AR72-500, 80 places), autour de deux heures.
- 02 : aéroport de Maumere à Wodong (28 km, direction est, Lena House), voiture avec chauffeur (expérience mitigée, voir ci-dessous), 45 min, 100 000 IDR.
- 03 : Maumere (Lena House) à Moni, bus complet, puis minivan partagé (7 personnes à bord), 60 000 IDR par passager, 3 heures pauses comprises.
- 04 : Moni à Bajawa, en 4×4 récent, partagé avec un voyageur japonais et le chauffeur : 5h de route ponctuée de pauses, 350 000 IDR pour deux.
- 05 : Bajawa à Ruteng, voiture partagée, 4h30, 100 000 IDR/pers.
- 06 : Ruteng à Labuan Bajo, minivan partagé, 4h30 de parcours, 75 000 IDR/pers.
- 07 : île de Kanawa depuis Labuan Bajo, 1h30 de bateau, séjour de 5 jours avec le trajet inclus dans l’hébergement.
- 08 : Labuan Bajo, Komodo puis Lombok en croisière (4 jours, 3 nuits), escales et activités compris, 1 750 000 IDR/pers.
Mésaventure avec un chauffeur à Flores
Un avertissement s’impose : à Maumere, méfiez-vous d’un certain Anjelo. Ce chauffeur rôde aussi à Moni, Ende, Bajawa, jusqu’à Labuan Bajo. Son habitude : profiter d’un trajet pour dérober argent ou objets précieux à ses passagers. Quand il se fait repérer, il file ailleurs. Porter plainte ne dissuade pas : l’enquête demanderait de revenir à Maumere et d’en découdre face à lui, procédure peu compatible avec le rythme des voyageurs. Discussion menée avec un policier local après la mésaventure de deux Français, Marie et Jean-Jacques, et recoupée par d’autres témoignages récents.
Évitez absolument ce chauffeur : Anjelo, plaque EB7389AB, Toyota Avanza, réputation bien connue d’arnaqueur.
Pour sécuriser au mieux vos déplacements en Asie, privilégiez la réservation de billets à l’avance lorsque cela est possible, que ce soit pour des bus, bateaux, trains ou voitures.
Pour aller plus loin
Pour ceux qui souhaitent explorer bien au-delà de Flores, il existe des ressources détaillant itinéraires et astuces pour voyager à Bali et dans l’ensemble de l’archipel indonésien, qui rassemblent retours d’expériences, récits et alternatives à la carte. Ces carnets partagés constituent une base solide pour préparer son parcours.
Côté croisières, chaque traversée entre Flores et Lombok promet une parenthèse exceptionnelle, oscillant entre ambiance de bateau rustique, explorations terrestres et haltes baignades improvisées.
À ceux qui veulent échanger, poser des questions ou donner leur propre retour, les espaces de commentaire restent ouverts : l’expérience de chacun éclaire toujours la route des prochains voyageurs.
Flores ne laisse personne indifférent : les volcans en ligne d’horizon, l’accueil franc des villages, les torrents de la TransFlores, voilà ce qu’il reste longtemps après. Quand chaque détour de route écrit une nouvelle histoire, difficile de ne pas y reprendre goût.












